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Innovation, Leadership, RSE

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Date

9 octobre 2025

Auteur

Le Anh Nguyen

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Lors de notre Masterclasse de l’Excellence Managériale, nous avons eu l’honneur d’accueillir François-Michel Lambert, expert de l’économie circulaire et coauteur d’ouvrages de référence avec Walter Stahel. Avec lui, nous avons exploré le passage de l’économie linéaire à l’économie de performance — où le point de vente et la caisse ne sont plus seulement l’aboutissement du linéaire mais le point de départ du circulaire. Voici les points clés de cette intervention.

Économie linéaire vs économie circulaire

François-Michel Lambert a rappelé que l’économie linéaire (extraire, produire, consommer, jeter) atteint ses limites : raréfaction des ressources, accumulation des déchets, impact climatique et pression sur les écosystèmes. L’économie circulaire vise à réduire (à la source), réutiliser, recycler et à concevoir les produits et services pour prolonger leur vie et régénérer les écosystèmes. La rupture conceptuelle est majeure : le point de vente et la caisse enregistreuse ne sont plus seulement le bout de la chaîne — ils deviennent le point de départ d’une logique de performance fondée sur l’usage, la réparation, le réemploi et la valorisation des produits en fin de vie. Ce renversement oblige à repenser toute la chaîne de valeur.

Performance et nouveaux modèles d’affaires

La performance ne se mesure plus seulement au volume vendu mais à la valeur créée sur tout le cycle de vie — conception, production, usage, fin de vie. Les modèles d’affaires évoluent : location plutôt que vente, service (performance, disponibilité), consigne, réparation, reconditionnement.

Les dirigeants et managers doivent repenser les indicateurs (taux de réemploi, durée de vie des produits, réduction du gaspillage) et embarquer les équipes dans cette transition.

Les résistances sont souvent culturelles (« on a toujours vendu des produits neufs ») ; le rôle du leadership est de montrer que la circularité crée de la valeur durable et de la différenciation tout en répondant aux attentes réglementaires et sociétales.

Rôle du manager : traduire, former, valoriser

Le manager a un rôle clé pour traduire la stratégie circulaire en actions concrètes au quotidien (processus, objectifs, critères de décision), former les équipes aux nouveaux enjeux (écoconception, tri, réparation, logistique inverse) et valoriser les initiatives qui réduisent le gaspillage et créent de la valeur durable. Il s’agit aussi de désilotiser : la circularité concerne le marketing, la R&D, la production, la logistique, le commercial — tout le monde doit comprendre son rôle dans le cycle de vie. Les retours d’expérience (terrain, clients, partenaires) sont précieux pour ajuster les modèles et les indicateurs.

Enjeux réglementaires et opportunités

François-Michel Lambert a évoqué les enjeux réglementaires (directives européennes, REP, obligation de réemploi, etc.) qui accélèrent la transition et créent un cadre de concurrence plus lisible. Les entreprises qui anticipent et intègrent la circularité dans leur stratégie gagnent en résilience (moindre dépendance aux matières premières, nouveaux gisements de valeur) et en légitimité auprès des parties prenantes. Le manager est en première ligne pour faire le lien entre la stratégie, le droit et le terrain.

En résumé…

  • Linéaire → circulaire : le point de vente comme point de départ d’une logique de performance et de réemploi ; réduire, réutiliser, recycler, régénérer.
  • Performance : mesurer la valeur sur tout le cycle de vie ; nouveaux modèles (location, service, consigne, réparation) ; repenser les indicateurs.
  • Manager : traduire la stratégie en actions, former aux enjeux circulaires, valoriser les initiatives, désilotiser ; enjeux réglementaires et opportunités.

Ne manquez pas la prochaine Masterclasse !

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Innovation, Leadership, RSE

Date

9 octobre 2025

Auteur

Le Anh Nguyen

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